Pendant longtemps, l’humain s’est considéré comme
radicalement différent des autres animaux.
Pourtant, les recherches modernes en éthologie, psychologie comparée et
neurosciences montrent que la plupart des comportements humains ont des
équivalents dans le règne animal.
Les études récentes sur les émotions animales
confirment que les animaux possèdent :
des
émotions complexes (joie, peur, tristesse, colère)
des
formes de conscience émotionnelle
des
comportements sociaux élaborés
des
stratégies de séduction, de coopération et de conflit
des
cultures locales et des traditions comportementales
Les émotions animales ne sont plus un sujet
spéculatif : elles sont documentées par des études comportementales,
neurologiques et endocriniennes.
Par exemple, la joie est un comportement observable et mesurable chez l'animal.
Ainsi, les éléphants manifestent une joie intense lors
des retrouvailles :
vocalisations
spécifiques
battements
d’oreilles
caresses
de trompe
synchronisation
des mouvements
Ces comportements sont décrits comme des manifestations émotionnelles authentiques.
Les chiens sécrètent de l’ocytocine - l’hormone
du lien - lorsqu’ils retrouvent leur maître. Cette réaction est similaire à celle observée chez les humains lors
d’interactions affectives.
Les corbeaux jouent, glissent sur la neige,
manipulent des objets sans but utilitaire. Le jeu est un indicateur d’émotions positives.
La
tristesse, le chagrin et le deuil sont des comportements complexes présents chez les animaux :
Les éléphants sont connus pour :
visiter
les os de leurs morts
rester
près d’un cadavre
toucher
les restes avec délicatesse
Les dauphins ont été observés soutenant un petit
mort à la surface, comme s’ils tentaient encore de le faire respirer.
Des mères chimpanzés portent leur bébé mort
pendant plusieurs jours. Les autres membres du groupe montrent des comportements de soutien.
La peur est également un mécanisme universel :
Les rats présentent des réponses de peur
mesurables :
paralysie
cris
ultrasoniques
augmentation
du cortisol
Les oiseaux émettent des cris d’alarme différents
selon le type de prédateur. C’est une forme de communication émotionnelle.
L’empathie animale est un phénomène démontré scientifiquement
L’étude Bridging the Gap: Human and Animal
Emotions (Affective Science) montre que l’empathie animale est mesurable de par :
Des rats libèrent un congénère prisonnier même
lorsqu’ils pourraient choisir une récompense alimentaire.
Les dauphins aident des humains en détresse, un
comportement documenté dans plusieurs études.
Les corbeaux réagissent à l’injustice : ils
refusent de coopérer si un autre reçoit une récompense supérieure pour le même
effort.
PROTECTION MATERNELLE ET LIENS FAMILIAUX : des parallèles profonds
Les primates montrent :
un portage
ventral
des câlins
du réconfort
un apprentissage
par imitation
une transmission
culturelle
Ces comportements sont décrits dans plusieurs
synthèses scientifiques sur les émotions animales.
Les éléphantes vivent en clans matriarcaux : les
tantes et sœurs participent à l’éducation ; les
petits sont protégés collectivement ; les
adultes forment un cercle défensif autour des jeunes.
Chez les loups, la meute est une famille : les
jeunes adultes aident à élever les petits, les
parents enseignent la chasse et les
membres blessés sont nourris.
HIÉRARCHIES SOCIALES ET POLITIQUE ne sont pas absentes chez l'animal.
Ainsi, les chimpanzés fourbissent des alliances
politiques, avec manipulations
sociales si nécessaires, des réconciliations après conflit, et même des stratégies
de domination non violentes. Ces comportements sont décrits dans les études
sur les émotions et la conscience animale (royalsocietypublishing.org).
Chez les bonobos, les
femelles dominent et les
conflits sont apaisés par des interactions sociales. La
cohésion du groupe est prioritaire.
SÉDUCTION, ATTACHEMENT ET COMPORTEMENTS AMOUREUX ne sont pas l'apanage des humains, manifestement...
La roue du paon est un signal complexe comportant des éléments de symétrie, de taille, de vibration
des plumes et de préférences
individuelles des femelles.
Chez les oiseaux
chanteurs, les chants sont appris culturellement. Les femelles réagissent émotionnellement à la qualité du chant.
Chez les pingouins, les couples se retrouvent chaque année grâce à
des appels uniques. Ils manifestent des comportements de joie lors des retrouvailles.
CE QUI
SEMBLE RÉELLEMENT PROPRE À L’HUMAIN ?
Selon les études scientifiques (Royal Society
Open Science, Affective Science), trois domaines se distinguent :
1️⃣ Le langage symbolique complexe
Aucune espèce ne combine syntaxe, grammaire et
abstraction comme l’humain.
2️⃣ La culture cumulative
Les animaux ont des cultures, mais elles ne
s’accumulent pas sur des siècles.
3️⃣ La pensée abstraite avancée
L’humain excelle dans :
mathématiques
philosophie
art
symbolique
planification
à long terme
Finalement, les animaux ressentent, apprennent, coopèrent,
aiment, pleurent, se réjouissent, se battent, se réconcilient.
Les études scientifiques modernes montrent que leurs émotions sont réelles,
mesurables, et souvent proches des nôtres.
La frontière entre l’humain et l’animal n’est pas
une rupture, mais un continuum évolutif dans lequel les différences ne sont pas de nature mais de degrés.
Il serait peut-être temps de tenir compte de ce que l'on sait maintenant de nos cousins.
Le concept de "peuple élu" a traversé les siècles, évoluant d'une
idée théologique ancrée dans les traditions religieuses anciennes à une notion
parfois instrumentalisée pour justifier des projets politiques, culturels ou
impérialistes. Ce terme, souvent associé aux récits bibliques et à la tradition
judéo-chrétienne, a également trouvé des échos dans d'autres cultures et contextes,
où des groupes se sont revendiqués comme dépositaires d'une mission divine ou
d'une supériorité civilisationnelle.
Le "peuple élu" dans la
tradition hébraïque
Le concept de "peuple élu" trouve ses racines dans la Bible
hébraïque, où le peuple d'Israël est décrit comme choisi par Dieu pour établir
une alliance spéciale. Dans le livre du Deutéronome (7:6), il est écrit
: « Car tu es un peuple saint pour l'Éternel, ton Dieu ; l'Éternel, ton Dieu,
t'a choisi pour que tu sois un peuple qui lui appartienne en propre, parmi tous
les peuples qui sont sur la face de la terre. » Cette élection n'implique pas
nécessairement une supériorité intrinsèque (quoique...), mais une responsabilité : respecter
les commandements divins et être un « royaume de prêtres et une nation sainte »
(Exode 19:6).
Selon les exégètes comme Jon D. Levenson (The Hebrew Bible, the Old
Testament, and Historical Criticism, 1993), cette idée d'élection reflète
une relation où l'obéissance à Dieu est centrale. Cependant, cette
notion a souvent été interprétée comme une exclusivité, alimentant des tensions
avec les peuples voisins dans l'Antiquité, comme les Cananéens ou les
Philistins.
Bien que le concept soit emblématique de la tradition hébraïque, des parallèles
existent dans d'autres civilisations. Les Égyptiens, par exemple, se
considéraient comme les favoris des dieux, leur terre étant le centre du cosmos
sous la protection d'Amon-Rê. Dans l'Empire perse achéménide, les rois se
présentaient comme mandatés par Ahura Mazda pour gouverner les peuples. Ces
revendications d'une mission divine servaient souvent à légitimer le pouvoir et
à unifier des empires multiculturels, comme l'explique Pierre Briant dans Histoire
de l'Empire perse (1996).
Avec l'émergence du christianisme, le concept de "peuple élu"
s'élargit. Le Nouveau Testament, notamment dans les écrits pauliniens (Galates
3:28), redéfinit l'élection comme accessible à tous, juifs et gentils, par la
foi en Jésus-Christ. Cette universalisation marque une rupture avec
l'exclusivité ethnique de l'alliance mosaïque, mais elle conserve l'idée d'une
communauté choisie pour une mission spirituelle.
Au Moyen Âge, l'Église catholique se présente comme le nouveau "peuple
élu", chargé de répandre la foi chrétienne. Cette vision justifie les
croisades (1095-1291), où la reconquête des lieux saints est perçue comme une
mission divine. Comme le note Jonathan Riley-Smith dans The Crusades: A
History (2005), cette idéologie a souvent servi à mobiliser les masses et à
légitimer la violence contre les "infidèles".
Dans l'Europe médiévale, des royaumes comme la France et l'Angleterre
revendiquent également un statut d'élection divine. Les rois de France, par
exemple, se proclament "fils aînés de l'Église" et bénéficient d'un
sacre à Reims, renforçant l'idée d'une nation choisie par Dieu. Marc Bloch,
dans Les Rois thaumaturges (1924), montre comment cette sacralisation du
pouvoir a consolidé l'autorité monarchique.
À l'époque moderne, le concept de "peuple élu" prend une
dimension séculière, notamment dans le contexte de l'expansion coloniale
européenne (XVIe-XIXe siècles). Les puissances européennes, comme l'Espagne, le
Portugal, la France et la Grande-Bretagne, justifient leurs conquêtes par une
"mission civilisatrice", un écho laïcisé de l'idée d'élection divine.
Les colonisateurs se présentent comme porteurs d'une culture et d'une religion
supérieures, destinées à "élever" les peuples colonisés.
Edward Said, dans L'Orientalisme (1978), analyse comment cette
vision ethnocentrique a construit un imaginaire de supériorité occidentale, où
les colonisés sont dépeints comme inférieurs et nécessitant une tutelle. Par
exemple, la doctrine du White Man's Burden (fardeau de l'homme blanc) de
Rudyard Kipling reflète cette idée d'une responsabilité autoproclamée des Européens
à "civiliser" le monde.
Aux États-Unis, le concept de "peuple élu" prend une forme
particulière avec les colons puritains du XVIIe siècle. John Winthrop, dans son
sermon A Model of Christian Charity (1630), décrit la colonie de la baie
du Massachusetts comme une « ville sur la colline », un exemple moral pour le
monde. Cette vision évolue au XIXe siècle avec la doctrine du Manifest
Destiny, qui justifie l'expansion territoriale américaine comme une mission
divine.
Comme l'explique Anders Stephanson dans Manifest Destiny: American
Expansion and the Empire of Right (1995), cette idéologie a légitimé la
conquête des terres autochtones et la guerre contre le Mexique (1846-1848).
L'idée d'une nation élue a ainsi servi de fondement à l'impérialisme américain,
notamment lors des interventions en Amérique latine et aux Philippines à la fin
du XIXe siècle.
Au XXe siècle, le concept de "peuple élu" se retrouve dans les
discours nationalistes. En Allemagne nazie, l'idéologie aryenne exalte le
peuple allemand comme une race supérieure, choisie pour dominer le monde. Cette
perversion du concept, analysée par Saul Friedländer dans L'Allemagne nazie
et les Juifs (1997), montre comment une rhétorique d'élection peut
justifier des atrocités.
Dans le contexte juif, le concept de "peuple élu" prend une
nouvelle dimension avec le sionisme. Theodor Herzl, dans L'État des Juifs
(1896), propose la création d'un État juif en réponse aux persécutions
antisémites. Pour de nombreux sionistes religieux, le retour à la terre
d'Israël est l'accomplissement d'une promesse divine. Cependant, comme le
souligne Benny Morris dans Righteous Victims (1999), cette revendication
a engendré des conflits avec les populations palestiniennes, illustrant les
tensions inhérentes à l'idée d'une terre "promise" à un peuple
spécifique.
Aujourd'hui, le concept de "peuple élu" continue d'être invoqué,
souvent à des fins politiques. Aux États-Unis, l'évangélisme chrétien soutient
parfois l'idée d'une nation élue, influençant la politique étrangère, notamment
envers Israël. Dans d'autres contextes, des régimes autoritaires utilisent des
rhétoriques similaires pour galvaniser leurs populations, comme en Russie, où
l'Église orthodoxe présente le pays comme un rempart spirituel contre l'Occident.
Les chercheurs contemporains, comme Anthony D. Smith dans Chosen Peoples
(2003), soulignent que l'idée de "peuple élu" est une construction
culturelle, souvent utilisée pour renforcer l'identité collective face à
l'adversité. Cependant, elle peut aussi alimenter l'exclusion, le chauvinisme
et les conflits. La déconstruction de ce concept invite à réfléchir sur les
dangers de l'essentialisme et sur la nécessité de promouvoir des identités
inclusives.
Finalement, le concept de "peuple élu" - revendiqué par bien des peuples - a évolué d'une idée théologique à un
outil de légitimation politique et impérialiste. De l'Antiquité à nos jours, il
a servi à consolider des identités collectives, mais aussi à justifier des
entreprises de domination, de l'expansion territoriale aux génocides. En
examinant son histoire, nous comprenons mieux comment les récits d’une pseudo "élection",
qu’ils soient religieux ou séculiers, façonnent les dynamiques de pouvoir et
les relations intergroupes.
Une approche critique de ce concept reste cruciale
pour en comprendre les implications dans un monde globalisé.
N'en déplaise à certains : dans un monde matérialiste, il n'y a pas de peuple élu.
Et ce n'est pas ce charabia spiritualiste - même de la part d'un Docteur en physique - qui peut convaincre du contraire :
Références
Bloch, M.
(1924). Les Rois thaumaturges. Strasbourg : Librairie Istra.
Briant, P.
(1996). Histoire de l'Empire perse. Paris : Fayard.
Friedländer, S.
(1997). L'Allemagne nazie et les Juifs. Paris : Seuil.
Herzl, T.
(1896). L'État des Juifs. Paris : La Découverte.
Levenson, J. D.
(1993). The Hebrew Bible, the Old Testament, and Historical Criticism.
Louisville : Westminster John Knox Press.
Morris, B.
(1999). Righteous Victims: A History of the Zionist-Arab, 1881-1999.
New York : Knopf.
Riley-Smith, J.
(2005). The Crusades: A History. New Haven : Yale University Press.
Said, E.
(1978). L'Orientalisme. Paris : Seuil.
Smith, A. D. (2003). Chosen
Peoples : Sacred Sources of National Identity. Oxford : Oxford
University Press.
Stephanson, A. (1995). Manifest
Destiny: American Expansion and the Empire of Empire. New York : Hill
and Wang.
Du matérialisme athée à la croyance en un créateur cosmique... ou les contradictions d'un visionnaire avec quelques limites
Petit rappel au cas où...
Etre "matérialiste" en philosophie ne consiste pas à accumuler les biens matériels mais à considérer que ce que l'on sait du monde passe par la science, fille "aînée" de la philosophie. Dans ce paradigme, seules les lois naturelles et leur connaissance exigeante (déterminisme / indéterminisme quantique) fondent la vision du monde la plus "rationnelle". En opposition, le spiritualisme (voire l'idéalisme) laissent la place à ce que l'on ne sait pas (religions / vie après la mort, éternelle si possible etc.). Les spiritualistes n'ont besoin d'aucune preuve pour croire : peut-on prouver que les miracles n'existent pas ? Non.
Donc, il se peut que les miracles existent et bousculent en cela les lois naturelles ?
Elon Musk, l'homme qui rêve de coloniser Mars et
de fusionner l'humain avec l'IA, a toujours cultivé une image de matérialiste au sens précité : athée convaincu, déterministe cosmique, obsédé par les
lois physiques implacables de l'univers. Pourtant, en cette fin d'année 2025, Musk admet croire en un
"Créateur" - Dieu, ou du moins une sorte de force architecturale derrière (dessous ? dessus ? à gauche ? à droite ? partout ?...) l'univers.
"Je crois que cet univers vient de quelque chose. Les gens ont
des étiquettes différentes [pour Dieu]"
...déclare-t-il lors d'une interview
avec Katie Miller, épouse de l'ancien conseiller de Trump, Stephen Miller. Ce
revirement, survenu après des années d'agnosticisme sceptique, soulève plus de
questions qu'il n'en résout. Car si Musk se réclame encore d'un matérialisme
scientifique, ses actions - accumulation effrénée de richesse, philanthropie
sélective, défense acharnée d'une "méritocratie" - trahissent des
contradictions profondes.
Longtemps, Musk a pourtant incarné le matérialiste
archétypal. Athée assumé depuis ses jeunes années, il a souvent raillé les
religions organisées comme des "mèmes obsolètes" et défendu une
vision du monde régie par des lois physiques pures : pas de surnaturel, pas
d'âme immatérielle, juste des particules en collision permanente. En 2022, il se disait déjà agnostique, flirtant avec
l'idée d'un "Dieu" comme algorithme suprême, mais sans transcendance.
Ses références à la physique quantique et à l'évolution darwinienne - via
Neuralink ou SpaceX - renforçaient cette posture : l'univers est une machine
causale, déterminée par des équations, où le libre arbitre n'est qu'une
illusion émergente des réseaux neuronaux.
Mais 2025 marque un basculement. Dans l'interview
du 10 décembre avec Katie Miller, Musk surprend son hôte en affirmant :
"Je crois que Dieu est le Créateur". Ce n'est plus de l'athéisme pur ; c'est une foi cosmique,
une reconnaissance d'une "origine intelligente" derrière le Big Bang,
sans pour autant embrasser une religion dogmatique. On pourrait rapprocher cette conception de celle de Spinoza ou d'Einstein pour lesquels la Nature est tout, sans lui donner le nom de Dieu. Mais ces deux derniers n'ont aucune croyance dans le libre arbitre, le talent, le mérite... en "bon matérialistes" qu'ils sont.
"L'univers n'est pas
venu de rien", insiste Musk, évoquant un "quelque chose" étiqueté
"Dieu" par les humains. Ce virage s'inscrit dans une trajectoire plus
large : en septembre 2025, Musk plaidait déjà pour une "revival de la
philosophie cohérente" dans une société post-religieuse, critiquant
l'absence de cadre moral post-sécularisation. Des observateurs y voient une lumière « chrétienne culturelle », influencée par ses alliances politiques proche de Trump et des conservateurs MAGA.
Philosophiquement, ce glissement érode franchement son
matérialisme déclaré. Si l'univers a un Créateur, où est la place pour un
déterminisme strict qui évacue le concept ontologique du libre arbitre ? Musk n'aborde pas explicitement le libre arbitre dans ces
déclarations récentes, mais son silence est assez éloquent : un Créateur implique
potentiellement une intention divine, flirtant avec un dualisme qu'il dénonçait
autrefois. Comme le note un article du Daily Mail, ce
retournement surprend, car Musk avait bâti sa marque sur un
scepticisme radical - "pas de Cupidon neuronal", pour paraphraser
Dennett, qu'il cite souvent (voir Dennet et le compatibilisme).
Résultat : sa conception déclarée ressemble moins à un socle inébranlable qu'à un échafaudage précaire en mutation, adapté
aux humeurs politiques et personnelles.
Si le matérialisme de Musk implique que tout - y
compris la richesse, dont la sienne - est le produit de chaînes causales (gènes, éducation,
chance, exploitation collective), alors ses actions contredisent violemment cette
logique. Au 15 décembre 2025, sa fortune s'élève à 498,8 milliards de dollars,
selon Forbes, faisant de lui le premier homme à franchir les 500 milliards en
octobre dernier, soit une somme astronomique de billets de 500 euros en pile sur une hauteur de 15 fois l'Everest ! (voir Sémantique, affect... politiques). Cette accumulation défie les limites physiques : personne ne
peut "travailler" plus de 24 heures par jour, et Musk lui-même admet
que son "talent" est amplifié par des milliers d'employés chez Tesla,
SpaceX et xAI. Les flux d'argent sont des flux de travail car l'argent n’a pas de “substance” propre : il est la forme
sociale prise par le travail humain ! Et Musk justifie cette appropriation du travail des autres (vol "légal") par un narratif
spiritualiste recyclé : le "mérite" individuel, le "talent"... comme étincelle divine, cosmique ? En tout cas pas d'essence matérialiste.
Méritocratie injustifiable du point de vue matérialiste, mais acceptée par la grande majorité de nos contemporains, ce qui donne au niveau mondial des écarts et inégalités faramineuses comme le montre cette courbe linéaire (en bleu) où la richesse reste quasi nulle jusqu’aux percentiles élevés,
puis explose brutalement après 99 ; et la courbe logarithmique (en rouge) qui révèle la structure interne de la distribution, rendant
visibles les variations dans les percentiles intermédiaires.
Renons à Musk et sa "philanthropie" : la Musk Foundation dotée de 14 milliards de dollars fin 2024, a enregistré un record de dons en
2024, soit 474 millions de dollars. Pour qui ? 99 % iront à des entités qu'il
contrôle directement : son école Ad Astra, des labs IA ou des projets
spatiaux. Pour la quatrième année consécutive, sa fondation n'a pas distribué
les 5 % requis a minima par la loi américaine pour maintenir son statut
caritatif, forçant un rattrapage d'urgence d'ici fin 2025. Musk réagit par un
tweet laconique : "La philanthropie est très difficile", certes, alors qu'il
vient de sécuriser un package salarial personnel d'1 trillion (= 1000 milliards) de dollars chez Tesla.
Comparé à MacKenzie Scott (ex épouse de Bezos), qui a donné 7,1 milliards en 2025 sans
conditions?
Musk passe pour un égoïste. Rappelons l'épisode de la faim mondiale en 2021 :
le PAM de l'ONU affirmait que 6 milliards (0,2 % de la fortune actuelle d'Elon)
sauveraient 42 millions de vies. Musk conditionna son don à un "plan exact sur
Twitter" - fourni, mais jamais honoré. En 2025, rien de neuf : pas un sou pour l'humanitaire, malgré des crises aggravées par le climat... qu'il va résoudre via Tesla, si, si ! C'est de l'exploitation pure : la valeur créée par
des employés (80 h/semaine, burnout galopant) est confisquée via des stock
options, justifiée par un "mérite" que le matérialisme déconstruit par ailleurs.
Comme le souligne The New York Times, cette philanthropie
"sélective" masque des conflits d'intérêts : Musk donne à des causes
qui boostent ses entreprises, mais pas à celles qui égaliseraient les déterminants en cause (éducation universelle, prévention de la pauvreté).
Au cœur de ses incohérences : la défense
obsessionnelle d'une "méritocratie" qui transpire un libre arbitre
ontologique. En 2025, Musk multiplie les tweets et interventions contre le
"DEI" (diversité, équité, inclusion), vantant un système "hyper
basé sur le mérite" chez xAI :
"Jugez sur les compétences et
l'intégrité, pas la race ou le genre."
Lors d'un TED en février, il
appelle à un "retour au talent pur" pour sauver l'Amérique. Pourtant,
son propre parcours - héritage familial aisé, réseau PayPal, subventions fédérales
massives pour SpaceX – est un tissu chaotique de déterminations non "méritées".
Ces contradictions s'amplifient politiquement en
2025 lorsque Musk co-dirige le DOGE (Department of Government Efficiency) sous Trump,
avec mise en place de coupes budgétaires inspirées de Project 2025 - tout en gardant
le contrôle de contrats fédéraux pour ses entreprises (des milliards pour Starlink notamment).
The Guardian alerte : ces "conflits d'intérêts devraient effrayer
tous les Américains". Bof... Populiste anti-élite, Musk élève la loyauté MAGA
au-dessus de la compétence, ironisant sur une "méritocratie" qui
masque son propre népotisme (famille impliquée dans ses entreprises). Sur
l'immigration, il critique le système H1-B comme "cassé" tout en
l'utilisant pour Tesla, proposant des réformes qui favorisent les
"talents" : mais quels talents, si le "vouloir" est
déterminé par des visas et des opportunités inégalitaires ?
Philosophiquement, c'est un naufrage : un
Créateur cosmique rendrait le mérite encore plus illusoire (destin divin ?), et
un matérialisme cohérent exigerait de s'opposer aux causes des inégalités, pas de
les sanctifier. Des critiques - comme celles du The New York Times - font remonter ces idées à l'héritage de son grand-père, un aventurier eugéniste. Résultat : une "méritocratie
paradoxale", à tout le moins.
Elon Musk n'est peut-être pas un hypocrite patenté, mais plus surement un
produit de ses propres contradictions : un matérialiste qui invoque un Créateur
pour combler un vide existentiel, un déterministe qui défend un mérite
spiritualisé pour justifier son empire. Sa fortune de 500 milliards, sa
fondation dormante, son militantisme antiwoke ; tout cela heurte une
philosophie qu'il proclame sans l'incarner.
A propos de son horreur du "wokisme" : ce chapitre familial est l'un des plus douloureux de la saga Musk - soit un mélange explosif de vie privée exposée, de
politique et de philosophie personnelle qui met encore plus en lumière les
contradictions déjà évoquées. Elon Musk voit la
transition de son enfant comme une "perte" due à une idéologie
toxique, tandis que Vivian Jenna Wilson (née Xavier en 2004) accuse son père d'absence
et d'hostilité.
Les faits : Vivian Jenna Wilson, l'un des 12 enfants de Musk
(avec l'ex-femme Justine Wilson), a fait sa transition publique en 2022 à 18
ans. Elle a alors changé légalement son nom et son genre au tribunal de
Californie, déclarant explicitement :
"Je ne veux plus rien avoir à faire
avec mon père biologique d'aucune manière, forme ou aspect."
Musk, qui
avait déjà divorcé de Justine en 2008, affirme
avoir autorisé un traitement de blocage de puberté pour Xavier adolescent sous la menace d'un suicide imminent, mais regrette amèrement,
qualifiant le traitement de "mutilation infantile", avec "perte de son
fils". Vivian, de son côté, a partagé en mars 2025 dans Teen Vogue
une enfance marquée par la dysphorie de genre, des troubles mentaux associés,
et un père distant : "il n'était pas là pour moi quand j'en avais
besoin", dit-elle, en le décrivant comme "maléfique de façon caricaturale"
face à l'administration Trump. Elle évoque
aussi une peur grandissante pour les droits trans sous Trump, au point
d'annoncer en décembre 2025 son départ des États-Unis pour le Royaume-Uni, où
elle se sent plus en sécurité.
Musk n'a pas mâché ses mots sur X tout au long de
2025, liant systématiquement la transition de Vivian à son concept de
"virus woke" - une idéologie contagieuse qu'il accuse
d'endoctriner les jeunes vulnérables, surtout les garçons blancs, via la
propagande anti-hommes :
En
septembre 2025, il tweete que les hormones trans "poussent à une violence
extrême" et devraient être interdites par la FDA, citant des cas de
violence (sans nuance scientifique).
En
octobre, il mène un boycott de Netflix pour une série trans, répétant
qu'il a "perdu son fils" à cause de cela.
Fin
novembre, il lie le "virus woke" à la tolérance de la traite
d'enfants sur Meta...
Une querelle va exploser avec le
gouverneur Gavin Newsom le 12 décembre 2025. Newsom tweete une vidéo de lui
vantant ses lois pro-trans en Californie, en réponse aux critiques de Musk sur
l'État. Le bureau de Newsom réplique : "Désolé que ta fille te déteste,
Elon." Musk riposte en refusant de reconnaître l’identité de genre
de Vivian (« mon fils Xavier ») et en qualifiant sa situation de...
« tragique
maladie mentale provoquée par ce virus woke que vous inoculez aux enfants
vulnérables J’aime Xavier profondément et j’espère qu’il se
rétablira. »
Vivian n’a pas réagi publiquement cette fois-ci, mais son
entretien de mars demeure un cri du cœur :
« Je suis horrifiée par cette vague
anti-trans, dont mon père est l’un des piliers. »
Laissons de côté la presse à sensation pour revenir sur le fond. Musk, matérialiste athée (ou presque, avec son "Créateur"
récent), voit le genre comme biologiquement déterminé (causal, neuronal) - d'où
Neuralink pour "améliorer" le cerveau. Pourtant, il rejette la
transidentité de Vivian comme un "virus woke" externe, contagieux et
curable, pas comme une variation innée des chaînes causales (gènes, hormones,
environnement dont son rôle de père). C'est une faille abyssale : si tout est déterminé, pourquoi blâmer une pseudo idéologie plutôt que d'explorer les racines biologiques de la dysphorie ? Et
son "amour" conditionnel ("récupère-toi") sonne comme un
déni, contredisant un naturalisme empathique qu'on attendrait d'un déterministe
dur. Au lieu d'une tentative de réhabilitation familiale (thérapie, écoute), c'est une guerre publique qu'il mène - aligné sur son virage idéologique MAGA où les trans deviennent des boucs émissaires politiques.
En 2025, tandis que le monde affronte des famines
liées au climat et des inégalités grandissantes, Musk pourrait consentir un don
substantiel à la réhabilitation pénitentiaire, plaider en faveur d’un revenu
universel de base inspiré du déterminisme, ou publier un message déconstruisant
le « talent » et le "mérite" en tant qu’illusions neuronales. Au lieu de cela, il se contente de
vanter des puces d’intelligence artificielle miraculeuses.
Ce n’est pas la fin du mythe Musk - simplement un
appel à une refonte. Si l’univers provient d’un Créateur, comme il le prétend,
peut-être que le sien attend un philosophe plus exigeant. Dans tous les cas,
ces contradictions nous rappellent que même les attributs prétendus des Titans ne sont que des maillons
dans une chaîne causale, faillibles et perfectibles. Des prises excessives de kétamine (décisions impulsives, hallucinations), ecstasy et LSD sont invoquées par certains pour expliquer certaines prises de position du Titan.
Finalement, Musk - comme tant d'autres qui se déclarent matérialistes - est rattrapé par ses affects, son intérêt personnel et son manque de culture philosophique. Qui peut prétendre y échapper complètement ? Certes, mais rappeler que l'idéologie exige tout de même un peu de rigueur et devrait s'exprimer dans les faits, ma foi...
Et pour illustrer le chaos déterministe qui a bien profité "matériellement" à Elon Musk, voici un dédale de déterminants extrêmement bien "calibrés" alors qu'il suffirait que l'une des billes soit plus petite, un obstacle un peu plus long, d'une aide providentielle (ou non) d'une autre bille... - soit autant d'éléments non choisis "librement" dans une vie - pour que tout change dans la vie de la bille jaune Musk !
Le dilemme ou syndrome du hérisson est une métaphore des
relations humaines.
Et il y a quelques bonnes raisons de s'y intéresser quand on constate les difficultés rencontrées par les couples et les familles qui éclatent... Selon les données nationales, près d’1 famille sur 4 est
monoparentale en France, dont 82 % de mères seules (Insee, Observatoire des
territoires). 40 % de ces familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté, avec des difficultés accrues d’accès
au logement, à la garde d’enfants et aux loisirs. Syndrome du hérisson ?
Formulé par Arthur Schopenhauer en 1851 dans Parerga et
Paralipomena, puis repris par Sigmund Freud, le dilemme du hérisson illustre la
tension entre besoin de proximité et risque de blessure mutuelle. L'hivers, les hérissons, transis de froid, cherchent à se rapprocher
pour se réchauffer, mais leurs piquants les blessent. Ils oscillent entre
rapprochement et prise de distance, ce qui est inconfortable et générateur de conflits.
Cette métaphore traduit la difficulté humaine à trouver une
juste distance relationnelle : trop loin = solitude / trop près = souffrance.
Schopenhauer lui-même niait la pertinence du libre arbitre :
il affirmait que l’humain est déterminé par ses conditions d'existence au sens large.
Mais quelle peut être l’articulation entre scepticisme concernant
le libre arbitre et dilemme du hérisson ?
Si nos comportements et notre conscience sont déterminés, les blessures
relationnelles ne sont pas entièrement imputables à une « mauvaise volonté » librement choisie. Cela
favorise une tolérance accrue dans les relations. Le scepticisme dans le libre
arbitre aide à comprendre que la souffrance relationnelle est inévitable et non
le fruit d’un choix libre.
On ajuste alors la distance avec réalisme, plutôt que de
chercher une fusion impossible.
Puisque la liberté absolue n’existe pas dans ce paradigme matérialiste, il faut des normes
et médiations (règles, institutions, rituels) pour réguler la proximité. Ces
cadres compensent l’absence de libre arbitre et permettent une cohabitation
harmonieuse.
Ce scepticisme invite également à la modestie : nos attentes
envers autrui doivent être limitées. Ce qui réduit les frictions et encourage une
compassion pragmatique.
Le scepticisme sur le libre arbitre ne supprime évidemment pas
le dilemme du hérisson, mais il le rend gérable. Il transforme la tension
entre distance et proximité en une négociation consciente. En acceptant que
nos choix soient conditionnés, nous développons une attitude compatissante et
réaliste qui amortit les piquants du hérisson.
Ainsi, la philosophie du déterminisme devient un outil pour
penser la coexistence humaine : moins de culpabilité, plus de régulation, et
une recherche d’équilibre entre solitude glaciale et fusion étouffante.
L’histoire des relations internationales est jalonnée de dilemmes où la
morale semble céder la place à des considérations stratégiques. Ce glissement
interroge : les États agissent-ils uniquement selon leurs intérêts ou
cherchent-ils à arbitrer entre puissance et éthique ?
De quoi parle-t-on ?
La morale identifie les principes éthiques du moment et du lieu visant à distinguer le bien du mal,
souvent influencée par des valeurs universelles ou - plus localement - culturelles.
La géopolitique est l’analyse
des rivalités de pouvoir entre États, dictée par des enjeux économiques,
militaires et diplomatiques.
L’interaction entre ces deux notions est donc ambivalente : la morale peut
être utilisée comme argument pour justifier des actions stratégiques, mais
aussi constituer un frein à certaines décisions.
Quels sont les arguments en faveur de la primauté
géopolitique sur la morale ?
Le rapport de force
Dans les
relations internationales, la puissance conditionne la prise de décision.
Un État peut condamner moralement une action tout en s’y conformant pour
préserver ses intérêts plus ou moins perçus comme "vitaux". L’approvisionnement énergétique peut mener à des alliances avec des
régimes autoritaires, malgré des principes démocratiques affichés comme c'est le cas concernant la guerre en Ukraine : l'Europe - dépendante du point de vue énergétique - a continué d'acheter du gaz et du pétrole russe...
Le pragmatisme
face aux enjeux globaux
Les États
doivent parfois prendre des décisions moralement contestables sur le moment pour éviter
des crises considérées comme plus graves potentiellement. Ainsi, l’intervention militaire peut sembler justifiée pour garantir la stabilité
régionale, même si elle implique des pertes humaines pour éviter des pertes ultérieures plus importantes encore. Les frappes nucléaires des USA sur le Japon était au moins en partie destinées à faire l'économie de plusieurs milliers de soldats américains.
Une grande flexibilité
des principes moraux en fonction des intérêts des états
La morale est
souvent invoquée selon les circonstances, à géométrie variable, et les États peuvent modifier
leur position en fonction des enjeux géopolitiques. L’attitude des grandes puissances envers certaines guerres ou dictatures
varie selon leurs besoins stratégiques (guerre en Irak en
2003 / retrait de la liste noire américaine du terroriste d’Ahmed
Al-Charaa - l’homme fort de la Syrie - avant sa visite officielle à Washington etc.).
De l'autre côté, quels sont lesarguments en faveur d’une morale
influençant la géopolitique ?
L’impact de
l’opinion publique est loin d'être négligeable comme l'ont montré les manifestations étudiantes américaines (et internationales) contre la guerre au Vietnam. Globalement, selon le régime en place, les sociétés
influencent peu ou prou les choix politiques, rendant difficile l’abandon total des
valeurs morales.
L’évolution des
mentalités face aux enjeux mondiaux fait naître une conscience
écologique et sociale qui pousse les États à tenir compte des principes moraux
dans leurs décisions géopolitiques (développement durable comme critère influençant les alliances
et les politiques économiques).
Finalement, la frontière entre morale et géopolitique est mouvante et dictée par les
circonstances. Dans un monde où les intérêts stratégiques prédominent comme actuellement, la
morale n’est jamais totalement absente, mais elle se voit souvent soumise aux
réalités du pouvoir. Cette tension persiste et constitue l’un des grands défis
des relations internationales modernes.
Au fond du fond, la géopolitique n'est qu'une affaire de rivalités, guerres, violences et autres invasions criminelles dans l'intérêt du plus fort. Ce fut un humain contre un autre, un clan contre un autre, un village contre un autre, un pays contre un autre... jusqu'aux guerres mondiales avec les alliances que l'on a connues.
Du point de vue spiritualiste - avec libre arbitre -, l'autre est différent et surtout moins bien que moi, ma famille, ma culture mon clan : il faut l'éliminer ou le dominer dans le cadre d'une survie à court terme. Le problème est que seule la coopération - et non la trahison - peut permettre la survie à long terme (voir Un sacré dilemme pour la morale) ! Tout particulièrement dans un monde qui possède l'arme atomique un peu partout...
Dans un monde matérialiste - sans libre arbitre -, toutes ces rivalités mortifères, cette haine des uns envers les autres ne signifient plus rien si personne ne peut faire autrement que ce qu'il fait, déterminé qu'il est. Ce qui impose le respect des cultures et des opinions différentes à partir du moment où les "trahisons" - qui ne disparaîtrons probablement jamais tout à fait (maladie mentale, éducation etc.) - seront traitées avec fermeté ; mais dans le respect de la personne et des peuples. Une morale qui prendrait enfin le pas sur la géopolitique.
Mais tout ceci passe par la philosophie, les sciences et l'éducation en général.
Ce qui s'appelle...
Pour conclure, une citation attribuée au mathématicien
Al-Khwarizmi à qui l'on demandait quelle était la valeur d’un être humain.
Il répondit :
Si une personne possède la morale, elle vaut 1.
Si elle y ajoute la beauté, ajoutez un zéro : elle vaut 10.
Si elle possède la richesse, ajoutez un autre zéro : elle
vaut 100.
Si elle a une noble lignée, ajoutez encore un zéro : elle
vaut 1000.
Mais si le 1, c’est-à-dire la morale, disparaît, alors il ne
reste que des zéros, sans aucune valeur.